travers au vent en avant du vent de travers en arrière du vent de travers
la plus accentuée la moins accentuéela plus voisine
plus élevé plus faible équivalente
La bonne réponse est : B Au portant, la force du vent apparent est moins élevée que celle du vent réel.Aux allures portantes (disons à partir du grand largue et jusqu'au vent arrière), les composantes de gîte et de dérive sont pratiquement inexistantes. Toute la puissance du vent profite à la force de propulsion, qui entraîne le bateau à sa vitesse maximale. Mais le vent apparent devenant plus faible à mesure que la coque accélère, il est nécessaire à la fois de creuser les voiles (en choquant les écoutes et en mollissant guindants et bordures), et d'augmenter la surface de voilure. Par petit temps, le spi sort de son sac. Par vent frais, les ris sont largués, les voiles d'avant déploient allègrement leurs mètres carrés des beaux jours. J'ai ainsi en mémoire des bords transatlantiques sur mon ketch Pitcairn, au cours desquels l'essoufflement de l'alizé nous entraînait à tenter d'établir simultanément deux spis, un gennaker et une voile d'étai légère en complément de la grand-voile et de l'artimon. Pas toujours avec l'efficacité souhaitée, je le reconnais, même en utilisant les deux tangons et le jockey pool du bord...Mais lorsque les rafales dépassent 30 noeuds, la raison conduira l'équipage à rester vigilant, et à mettre en pratique le vieil adage lié à la pratique du gros temps : " Lors d'un coup de vent, on ne doit jamais établir aux allures portantes plus de toile que celle que l'on porterait au près dans les mêmes conditions de vent". De manière à pouvoir instantanément faire demi tour si des circonstances particulières l'exigeaient.
reaching broad reach close hauled
l'emplature le manchon le talon
capeyer virer lof pour lof faire croupiat
sur la fausse panne à contre-bord en pinçant le vent
embossage itague barber-hauler
un hale-bas de bôme une balancine une retenue de bôme
au près-serré au vent de travers au portant
La bonne réponse est : C Le risque de briser une latte de grand voile est accentué au portant.En dépit de son apparence paisible, la navigation au vent de secteur arrière soumet la voilure à des fatigues insoupçonnées et le gréement à de nombreux risques de détérioration accidentelle.- Latte brisée : grand voile ouverte largement au portant la latte supérieure se glisse en avant du gal-hauban placé sous le vent. Bordez l'écoute ou virez lof pour lof et observez bien le petit claquement sec du plastic rompu... On évite cet incident en réduisant le dévers de la voile à raide du hale bas de bôme (toujours tendu aux allures portantes) et en limitant la longueur de la grande écoute.- Ragage : à proximité du point d'amure, la bordure des grands génois frotte sans arrêt contre la liaison filière balcon avant. Plus particulièrement sur les écrous et les filetages qui maintiennent l'extrémité du câble gainé. Le seul remède est de fourrer les pièces d'accastillage à l'origine du ragage. Avec du cuir (bravo les boscos !) ou, plus simplement, à l'aide de tissu à voile emmailloté de ruban adhésif.- Bôme rompue : toujours pour cause d'empannage brutal, avec un hale bas trop tendu. La rupture se produit lorsque la bôme vient buter en compression contre un bas hauban. L'accident peut aussi survenir si la retenue de bôme est capelée, non sur le point de fixation de l'écoute, de grand voile, mais à l'extrémité arrière de la bôme.